J’en attendais énormément de cette petite ville nichée dans la montagne et je dois dire que j’en ai été un peu (beaucoup même) déçue.
Oui, c’est super mignon cette ambiance maya dans la montagne. Oui les rues sont belles. Oui il y fait bon vivre. Mais sans trop savoir pourquoi, je ne m’y suis pas sentie hyper bien. Déjà, le choc thermique. À San Cris (comme disent les cools), il fait 20 degrés la journée et 9 la nuit. Je savais qu’il allait faire froid mais je ne m’attendais pas à en souffrir autant.
Ensuite sans doute que j’en garde un souvenir pas terrible parce que j’ai été malade. Moi qui me vante de pouvoir boire l’eau du Gange et de ne jamais tomber malade, j’ai bien déchanté. Il faut savoir qu’à San Cris, l’eau du robinet est tellement impropre à la consommation que l’auberge déconseille de se brosser les dents avec et de plutôt privilégier l’eau en bouteille mise à disposition. Il y a un peu partout dans la ville des vendeurs d’énormes bidons d’eau pour éviter que les gens ne tombent malades.
Si dans mon auberge, les mesures sont prises pour éviter tout désagrément, certains restaurants sont beaucoup moins scrupuleux et n’hésitent pas à nettoyer les aliments avec cette eau tout à fait non potable. Du coup, un nombre incalculable de gens se choppe une bonne intoxication alimentaire des familles en séjournant dans cette ville. Je ne sais pas où je l’ai choppé et en vérité, ça m’est égal, le résultat est le même, je pense n’avoir jamais été aussi malade de ma vie. Je ne rentrerai pas les détails mais à cause de ça, je suis restée clouée au lit une journée entière. À ça, s’ajoute évidemment le joyeux petit rhume lié au changement de température, un joli mélange. Mexique 1 – Auré 0, KO technique. Pour couronner le tout, j’ai du annuler mon excursion dans les canyons et j’ai juste traîné ma carcasse dans les communs de l’auberge, avec une pointe dans le centre ville pour acheter trois litres d’eau, des biscuits secs, deux bananes et un coca. Je pense que si j’avais su à l’avance ce taux élevé de grosse intoxication alimentaire dans cette ville, j’aurais passé mon chemin. On dirait que c’est limite un rite de passage de se vider de ses entrailles pour pouvoir dire que « ouais, moi j’ai fait San Cris ».
Après, il y a de belles choses à voir et l’ambiance qui y règne est très particulière. Énormément de gens que j’ai rencontré ici restent plus longtemps que ce qu’ils avaient prévu (tu m’étonnes, si déjà tu passes deux/trois jours au lit…), veulent y revenir et/ou ne plus partir. Je n’ai personnellement pas eu ce coup de foudre.
Ce que j’ai tout de même apprécié c’est l’ambiance sport d’hiver (version mexicaine et sans neige ok), qui y règne. Les jolies petites rues. Le marché des artisans et le musée du textile maya.
Non loin de San Cristobal :
Il y’a également les alentours à aller découvrir, à commencer par la fameuse église du sacrifice de poulets à San Juan Chamula. Toute personne que tu rencontreras et à qui tu diras que tu vas à San Cristobal te diras « OMG, you have to go to that chicken church, it’s so wicked ! » ou en français « truc de ouf à pas rater, l’Eglise où on sacrifie des poulets, c’est dingue ». Du coup, quand tu entends ça, tu es tout de suite intriguée et tu veux aller le voir de tes yeux! Une église (catholique) dans laquelle on s’adonne à des rites mayas, plus fort encore, des sacrifices, tout un programme.
L’ambiance la bas est déjà super particulière. San Juan est une petite ville, pas très belle, avec pas grand chose. Se dresse sur sa place principale cette église immaculée. Une fois la porte passée, le spectacle est étrange. Il y règne une odeur indescriptible. Le sol est jonché d’épines de sapin. Des bougies sont allumées partout et des petits groupes de personnes se forment dans chaque coin de l’église et font leur petit rituel pépouze, toujours plus de bougies, des incantations et un poulet mort. On te dit tellement d’y aller qu’il y a une curiosité malsaine de s’immiscer comme ça dans la vie spirituelle des gens. Bref, l’ambiance était vraiment trop bizarre pour moi, le sacrifie de poulet, c’est définitivement pas mon truc.
Je vous parlerais également bien des magnifiques Canyons et du tour en bateau qui va avec, des crocodiles que tu peux voir mais l’intoxication alimentaire m’a volé mon récit.
Je m’apprête maintenant à faire 16h de bus pour retourner sur la côte, direction Bacalar.
Hostel : la puerta vieja







































































