San Cristobal

J’en attendais énormément de cette petite ville nichée dans la montagne et je dois dire que j’en ai été un peu (beaucoup même) déçue.

Oui, c’est super mignon cette ambiance maya dans la montagne. Oui les rues sont belles. Oui il y fait bon vivre. Mais sans trop savoir pourquoi, je ne m’y suis pas sentie hyper bien. Déjà, le choc thermique. À San Cris (comme disent les cools), il fait 20 degrés la journée et 9 la nuit. Je savais qu’il allait faire froid mais je ne m’attendais pas à en souffrir autant.

Ensuite sans doute que j’en garde un souvenir pas terrible parce que j’ai été malade. Moi qui me vante de pouvoir boire l’eau du Gange et de ne jamais tomber malade, j’ai bien déchanté. Il faut savoir qu’à San Cris, l’eau du robinet est tellement impropre à la consommation que l’auberge déconseille de se brosser les dents avec et de plutôt privilégier l’eau en bouteille mise à disposition. Il y a un peu partout dans la ville des vendeurs d’énormes bidons d’eau pour éviter que les gens ne tombent malades.

Si dans mon auberge, les mesures sont prises pour éviter tout désagrément, certains restaurants sont beaucoup moins scrupuleux et n’hésitent pas à nettoyer les aliments avec cette eau tout à fait non potable. Du coup, un nombre incalculable de gens se choppe une bonne intoxication alimentaire des familles en séjournant dans cette ville. Je ne sais pas où je l’ai choppé et en vérité, ça m’est égal, le résultat est le même, je pense n’avoir jamais été aussi malade de ma vie. Je ne rentrerai pas les détails mais à cause de ça, je suis restée clouée au lit une journée entière. À ça, s’ajoute évidemment le joyeux petit rhume lié au changement de température, un joli mélange. Mexique 1 – Auré 0, KO technique. Pour couronner le tout, j’ai du annuler mon excursion dans les canyons et j’ai juste traîné ma carcasse dans les communs de l’auberge, avec une pointe dans le centre ville pour acheter trois litres d’eau, des biscuits secs, deux bananes et un coca. Je pense que si j’avais su à l’avance ce taux élevé de grosse intoxication alimentaire dans cette ville, j’aurais passé mon chemin. On dirait que c’est limite un rite de passage de se vider de ses entrailles pour pouvoir dire que « ouais, moi j’ai fait San Cris ».

Après, il y a de belles choses à voir et l’ambiance qui y règne est très particulière. Énormément de gens que j’ai rencontré ici restent plus longtemps que ce qu’ils avaient prévu (tu m’étonnes, si déjà tu passes deux/trois jours au lit…), veulent y revenir et/ou ne plus partir. Je n’ai personnellement pas eu ce coup de foudre.

Ce que j’ai tout de même apprécié c’est l’ambiance sport d’hiver (version mexicaine et sans neige ok), qui y règne. Les jolies petites rues. Le marché des artisans et le musée du textile maya.

Non loin de San Cristobal :

Il y’a également les alentours à aller découvrir, à commencer par la fameuse église du sacrifice de poulets à San Juan Chamula. Toute personne que tu rencontreras et à qui tu diras que tu vas à San Cristobal te diras « OMG, you have to go to that chicken church, it’s so wicked ! » ou en français « truc de ouf à pas rater, l’Eglise où on sacrifie des poulets, c’est dingue ». Du coup, quand tu entends ça, tu es tout de suite intriguée et tu veux aller le voir de tes yeux! Une église (catholique) dans laquelle on s’adonne à des rites mayas, plus fort encore, des sacrifices, tout un programme.

L’ambiance la bas est déjà super particulière. San Juan est une petite ville, pas très belle, avec pas grand chose. Se dresse sur sa place principale cette église immaculée. Une fois la porte passée, le spectacle est étrange. Il y règne une odeur indescriptible. Le sol est jonché d’épines de sapin. Des bougies sont allumées partout et des petits groupes de personnes se forment dans chaque coin de l’église et font leur petit rituel pépouze, toujours plus de bougies, des incantations et un poulet mort. On te dit tellement d’y aller qu’il y a une curiosité malsaine de s’immiscer comme ça dans la vie spirituelle des gens. Bref, l’ambiance était vraiment trop bizarre pour moi, le sacrifie de poulet, c’est définitivement pas mon truc.

Je vous parlerais également bien des magnifiques Canyons et du tour en bateau qui va avec, des crocodiles que tu peux voir mais l’intoxication alimentaire m’a volé mon récit.

Je m’apprête maintenant à faire 16h de bus pour retourner sur la côte, direction Bacalar.

Hostel : la puerta vieja

De Palenque à San Cristobal

Après six heures de bus, nous arrivons avec Nikkie, à Palenque. L’hostel que nous avons réservé est dans la jungle, c’est trop gai de voir les singes hurleurs depuis la terrasse de la petite cabane que nous partageons avec deux autres filles.

La visite des ruines de Palenque est vraiment top! Nous avons de la chance avec le temps, il fait super beau, ce qui ajoute un petit charme à l’endroit.

Les ruines sont en pleine jungle, c’est immense et très bien conservé.

Après les ruines, nous sommes allées visiter un parc animalier avec des animaux sauvages sauvés qui sont là pour reprendre des forces et puis, certains (pas tous) seront relâchés dans la nature.

Le lendemain matin nous partons déjà pour San Cristobal. On a décidé de prendre un tour qui s’arrête à deux cascades, misol ha et Agua azul, et qui est supposé nous faire gagner du temps sur le trajet vers San Cris. Pas de bol, il ne fait que pleuvoir du matin au soir. Impossible de se baigner et de profiter au max mais c’était super beau quand même.

Après les cascades on nous transfère dans un autre minibus qui est plutôt un colectivo. On est à l’avant, à deux, à côté du chauffeur. La pluie ne s’est pas arrêtée, il fait froid et le chauffeur garde sa fenêtre ouverte tout le long. Il roule à du 80km/h dans des routes de montagne limitée à 40, mais todo bien, on arrive à San Cristobal en un seul morceau. Il est 23h, il fait 10 degrés. Bienvenue à là montagne…

Hôtel : Cabana Kin Balam Palenque

Hôtel
Ruines de Palenque
Misol Ha
Agua Azul

Campeche

Je quitte Merida pour Campeche. C’est une ville en bordure de mer. Je me réjouis de revoir la mer, l’effervescence de Merida me pèse un peu et je suis contente de retourner dans une plus petite ville.

J’arrive dans la ville en milieu de journée et retrouve Nikki, copine hollandaise rencontrée à Merida qui suit le même trajet que moi jusque San Cristobal.

Après avoir déposé mes affaires dans l’auberge, je n’ai qu’une envie, retrouver la mer. J’arrive sur cette digue qu’on appelle Malecòn et j’admire le ballet des pélicans.

Après un rapide tour dans la ville, je retourne au bord de l’eau pour admirer le coucher de soleil, une bière à la main.

Retour à l’auberge. L’auberge tient d’ailleurs plutôt de la casa particular ou de la chambre d’hôtes que d’une véritable auberge. Il y a 8 lits, une toute petite salle de bain et une cuisine sombre. L’hôte est super particulier mais très sympa et nous emmène tous boire un verre dans la rue animée de la ville. C’est assez sympa et ça nous force a nous rencontré. Après un mini karaoke et quelques bières, retour casa.

Le lendemain, je décide d’aller courir le long de la mer. Un Malecòn pareil, ça s’y prête tellement et courir m’avait beaucoup manqué. Ça me fait d’ailleurs un bien fou malgré la chaleur déjà à peine supportable de la matinée. Après le petit déjeuner, notre hôte nous propose d’aller passer la matinée dans une réserve naturelle avec piscines d’eau douce naturelle, un peu comme un cenote. C’est super beau et il y a personne. L’après midi je profite de mon « alone time » pour terminer de découvrir la ville en me perdant au hasard des rue colorées.

Soirée avec Nikki et Billy et petite soirée calme à l’auberge. Le lendemain nous partons Nikki et moi pour Palenque, le trajet est de 6h de bus, une bonne nuit de sommeil ne sera pas de refus.

Auberge : RR hostel (je ne recommande pas particulièrement. L’hygiène laisse un peu à désirer et Roy, bien que très sympa est quand même très bizarre également)

Doors of Mexico
Réserve naturelle de Ich Ha Lol Xaan
Doors of Mexico

Merida

Vendredi, nous quittons ensemble isla Mujeres pour l’aéroport de Cancún où je prendrai mon bus pour Merida et lui l’avion pour Bruxelles.

Je ne vais pas faire de ce blog un journal intime d’adolescente pleurnicharde mais on va pas se mentir, se dire au revoir a été quelque chose de super dur. Ces deux semaines ont été formidables et je suis très reconnaissante d’avoir pu les vivre avec lui et de pouvoir l’inclure un tout petit peu dans ce projet qui me tenait tant à cœur. J’ai pleuré sur tout le temps du trajet en bus, dans mon lit le soir même et les chutes du Niagara version lacrymale n’ont apparemment toujours pas décidé de s’arrêter. J’ai très envie de prendre un billet d’avion retour (beaucoup) plus tôt que prévu mais voilà, je dois aller au bout de mon rêve et espérer ne pas tout gâcher en le faisant. Il me manque déjà super fort, ça va être difficile mais j’ai la chance de pouvoir voyager et je vais en profiter un maximum et m’émerveiller des belles choses que je vais pouvoir voir tout au long de mon trajet.

Voilà fin de la parenthèse gnangnan et pleureuse 😉

Je suis arrivée à Merida le 24/01 et j’en suis repartie le 28/01. Après les horribles adieux et le trajet en bus, j’arrive toute penaude à mon auberge de jeunesse. Fini les hôtels de rêve, bienvenue dans mon lit superposé dans un dortoir avec 15 autres filles. Le rêve. Le côté déprimant de la découverte de mon lit passé, je découvre l’auberge. C’est en fait un super cool endroit rempli de gens et d’activités diverses. Super, ça occupera mon esprit et me forcera à arrêter de chialer.

Samedi, je pars à la découverte de la ville, au hasard des rues. Il y a énormément de monde, c’est une ville immense et le week-end, elle grouille de gens. Les façades sont colorées, les rues très animées, c’est sympa mais ça fait beaucoup en un coup. Grace au groupe Facebook backpackeuses en Amérique latine, je rencontre Garance et nous nous retrouvons pour manger un bout ensemble à midi. Au hasard des rues on finit par se retrouver dans le grand marché couvert. C’est incroyable. Il y a un monde de dingue mais c’est fou. Il y’a tout dans ce marché, des fruits, des légumes, de la viande, du poisson mais aussi des chaussures, des vêtements, vraiment tout. La journée se termine déjà, retour à l’auberge. Je décide de me sortir de ma torpeur et d’aller vers les gens. Résultat je me retrouve dans un bar de salsa, le Pipiripau, à quelques mètres de l’hôtel avec un joyeux petit groupe.

Dimanche, direction Tixkokob et Izamal en voiture avec Romain et Thomas, deux français rencontrés à l’auberge qui ont eu la bonne idée de louer une voiture et de m’emmener avec eux. Tixkokob est une ville connue pour la fabrication de hamacs. C’est mignon, c’est tout petit et bien local comme on aime.

Izamal c’est tout aussi petit. Un rien plus touristique et tout jaune. Super jolie ville. Après un petit repas dans un resto local, on retourne à Merida terminer la journée.

Nous avons la chance d’être à Merida pour les derniers jours de la Merida Fest, le même petit groupe que la veille se met donc en branle pour aller voir le concert de clôture. Évidemment on arrive pour la dernière chanson et on finira par aller dans un bar pas loin de l’auberge.

Lundi, direction Uxmal avec Garance et Nynke, une hollandaise de l’auberge. Uxmal est un site de ruines maya. C’est beaucoup moins touristique que Chichen Itza ou même que Coba mais c’est super chouette aussi. Comme on avait bien le temps avant de reprendre le bus, on a fait la visite bien à notre aise et c’était super chouette. Retour un peu chaotique, bus avec une heure de retard et plus de place assise, résultat, 1h30 de trajet debout. Mais bon, c’est pas grave, on est jeune 😉

Mardi, jour du départ pour Campeche. Mon bus étant à 13h, je refais un dernier tour toute seule en ville avant de me rendre à la gare des bus et de monter dans celui qui m’emmènera à ma prochaine destination.

Hostel : nomadas hostel

Merida
Doors of Mexico
Tixkokob
Izamal
Uxmal

Last day of love in Isla Mujeres

Après un nouveau périple en bus, Valladolid – Cancun et en ferry, Cancún – isla Mujeres, nous arrivons sur l’île des femmes aux alentours de 23h.

Réveil le lendemain matin avec une vue magnifique sur la mer turquoise. Là dessus, rien à dire, c’est vraiment magnifique. De quoi s’en mettre plein la vue une dernière fois ensemble.

Nous avons loué une petite voiturette de golf pour pouvoir explorer l’île au mieux.

De la punta sur, à la ferme des tortues en passant par la punta norte et le downtown, je pense qu’on a bien exploré l’île de long en large au volant de notre bolide/lamborghini digne des meilleurs rallyes du monde.

Pas trop de chance avec le temps, ça ne donne pas particulièrement envie de rester sur la plage et de se baigner dans cette belle eau turquoise, du coup c’est un peu un dernier jour tout tristounet que nous vivons entre mes larmes et le ciel gris.

Nous rentrons à temps à l’hôtel pour le coucher du soleil. Malgré le ciel nuageux, la vue est imprenable et nous assistons à un super beau spectacle (Dieu sait que j’adore les couchers de soleil). Même si selon le couple d’américains de la chambre d’à côté c’était, je cite « pas ouf » (oui oui ils ont bien sûr dit ça en françaisk).

Nous nous décidons à aller manger dans le downtown. À nouveau un centre très très touristique rempli d’américain. Mais on trouve du coup facilement son bonheur en termes de restaurant.

L’île est très belle mais clairement moins enchanteresse que Holbox.

Isla Mujeres est le dernier stop que nous faisons à deux. Je crois que rien que pour ça, comme on a tous les deux le cœur un peu gros et même si on essaye de pas y penser et qu’il fait le clown pour me remonter le moral, c’était une journée un peu particulière et ça donne finalement une appréciation un peu bizarre de l’île.

Hôtel : hôtel la joya isla mujeres

Ferry au départ de cancun : ultramar

Punta Norte
Punta Sur
La ferme des tortues
Coucher de soleil depuis l’hôtel

Valladolid – Chichen Itza

De Tulum, directement après notre trip à Sian Ka’an, nous prenons le bus direction Valladolid.

Valladolid est une toute petite ville coloniale. Nous avons réservé un nouvel hôtel magnifique, le Colonte Hôtel Origen. La chambre donne sur une petite cour intérieur privée qui donne également sur la salle de bain. Le petit déjeuner est compris et vraiment top. Bref, rien que pour ça, le séjour dans la ville commence bien.

Étant donné que nous sommes arrivés relativement tard (il y en plus une heure de décalage avec Tulum), nous sommes justes allés dormir en arrivant.

Le lendemain matin, après ce petit dej de rêve, nous allons nous promener dans la ville. La ville n’est vraiment pas tres grande, on fait vite le tour. Comme beaucoup de villes sud américaines, elle s’articule autour de la plage principale, où il y a l’église/cathédrale, au milieu de la place il y a un petit parc idéal pour chiller en fin d’après-midi sur un des petits bancs autour de la fontaine.

Au hasard des rues on tombe sur une petit rue trop mignonne avec tous des petits drapeaux suspendus. La rue est super paisible et trop belle. Elle donne finalement sur une grande place avec un couvent.

Nous décidons de nous reposer dans un des petits bars de cette rue. La cour intérieure est trop mimi avec une petite piscine. Super agréable.

Petite ballade avant de rentrer à l’hôtel nous préparer pour aller dîner.

Nous allons manger dans un petit resto de la place, super sympa, qui donne aussi sur une petite cour intérieure.

Par contre à Valladolid, le soir, il fait froid. Le jeans est de rigueur et limite une petite laine également.

Après une bonne nuit, direction Chichen Itza en bus. La possible est facile à faire soi même. Le seul problème du bus c’est que ça fait arriver sur place assez tard. Et qu’il y’a alors déjà énormément de monde.

Chichen Itza est l’une de merveilles du monde moderne, ça attire la foule et c’est peu de le dire. La pyramide principale est impressionnante, dommage qu’on ne puisse plus monter dessus. Mais la foule rend l’endroit vite insupportable. Quand on s’éloigne un peu de cette grande plaine principale, la foule se dissipe. Mais pas les vendeurs ambulants. Ils sont partout, à faire des bruits de jaguar et des blagues de type « frances ? Un couteau de sacrifice pour Emmanuel Macron ? ».

Franchement, le site est impressionnant, c’est super beau et ça vaut clairement la peine de le voir quand on est dans la région, mais il y a vraiment énormément de monde, il faut être préparé à déambuler entre les touristes et les petits vendeurs.

Une journée bien remplie qu’on terminera en prenant le bus à nouveau pour notre ultime destination à deux.

Hôtel : Colonte Hôtel Origen

Cathédrale de Valladolid
Chichen Itza

De Playa à Tulum

Après notre magnifique trip à Holbox, nous prenons la route pour Playa del Carmen. Haut lieu du tourisme au Mexique. Effectivement, de ce côté là, pas de doute, le contrat est rempli. Tout est fait pour que le touriste (américain moyen) se sente comme à la maison. Le centre s’étend sur une immense rue piétonne et commerçante. Il y en a pour tous les goûts, des restaurants, des bars, des discothèques et des magasins.

Personnellement ce genre d’endroit incarne à peu près tout ce que je déteste dans le tourisme. Aucune découverte d’une nouvelle culture, juste l’importation de la sienne (l’américaine ici en l’occurrence) sans trop de considération pour la locale. Peut-être que je me trompe et que je suis mauvaise langue. Sans doute que je me cache derrière mes grands airs de grande backpackeuse aventurière. Et qui suis-je pour juger ? Mais c’est le sentiment que j’en ai eu.

Alors après, je ne dis pas, j’ai passé un bon moment. Nous avons bien mangé, on a pu profiter de l’ambiance fiesta latina sur un rooftop. Mais je ne conseille pas particulièrement d’y rester longtemps.

Après Playa del Carmen, cap sur tulum.

Tulum est construite assez bizarrement il y a le downtown, la plage et ce nouveau quartier en pleine expansion. Ce nouveau quartier est chic et safe, là dessus, rien à dire. Mais il est en réalité extrêmement mal placé. Le quartier n’est pas encore fini, du coup, il n’y a pas vraiment de restaurant dans le coin et c’est un peu compliqué pour se déplacer quand on n’a pas de voiture. Il faut d’office prendre un taxi que ça soit pour aller en ville ou à la plage.

Notre hôtel était magnifique, il n’y a rien à redire mais c’était vraiment très compliqué niveau déplacement et ils n’offrent aucune alternative pour palier par exemple le fait qu’ils n’aient pas encore de restaurant, donc pas de petit déjeuner et l’obligation de prendre à nouveau un taxi.

Notre premier jour, nous sommes arrivés en milieu d’aprem, et nous avons seulement cherché un petit resto pour dîner. Nous avons mangé, je pense, le meilleur burrito du séjour au burrito amor.

Deuxième jour, visite de coba, site maya pas du tout loin. Accessible en bus, vraiment facile à faire par soi même. Nous avons loué des vélos à l’intérieur du site, ça permet de faire les distances, un peu longues, entre chaque temple le de manière rapide et sympa. À coba, il est permis d’escalader la plus grande pyramide. La vue d’en haut est magnifique et l’ascension vaut clairement la peine, même pour quelqu’un qui a comme moi le vertige.

Après coba, retour tulum et nous décidons simplement de traîner avant le dîner. Pour l’occasion nous nous rendons pour la première fois dans la zone plage/hôtelière. Le côté plage de Tulum est quelque chose de très particulier. Articuler le long d’une rue, cette dernière pullule de resto, hôtels, beach clubs et magasins, construits pour émerveillés les touristes que nous sommes. Mais pas du tout dans le genre bling bling. Non, non, ici on veut du hippie chic. Chaque devanture essaye d’en mettre plus dans la vie que sa voisine. Ça va du nom du resto en lettre de feu à une immense statue dans laquelle il faut pénétrer pour entre dans les lieux. C’est assez impressionnant finalement. Après avoir prospecté, nous mangeons au MurMur qui proposait une option végétarienne. Franchement très bien. On a tous les deux bien mangé, l’ambiance était top et les serveurs au petit soin. Nous avons terminé la soirée autour d’un verre au gitano. Sympa pour un verre mais sans doute moins pour y manger car très bruyant.

Troisième jour, journée repos et chill. Nous avons loué des vélos à l’hôtel. L’avantage, il ne faut pas bouger jusqu’au centre pour avoir son bolide, l’inconvénient, c’est cher et ce ne sont pas les meilleurs vélos de la terre. Nous avons passé la matinée à la plage après un petit dej de rêve les pieds dans le sable. On a décidé de se bouger les fesses et d’aller faire une pointe, toujours sur nos super vélos, pour aller voir les cenotes. Pas de chance, nous avons eu le temps que de faire là grand cenote mais malgré le monde, c’était très beau. Et comme on a fait la fermeture on a eu un moment sans personne. Dans la cenote il y’a des petits poissons, des tortues et des chauve-souris.

Après cette belle journée bien remplie, nous décidons d’aller manger au restaurant Taboo. Cadre magnifique, table les pieds dans le sable, nourriture hyper bonne, bref une soirée de rêve dans un cadre de rêve. L’endroit est sans doute un peu cher pour le Mexique mais c’était tellement bien!

Quatrième jour, excursion à la réserve naturelle de Sian Ka’an. C’est une très belle réserve, la nature est très très belle mais le prix de l’excursion est exorbitant pour ce que c’est. La journée commence par le classique pick up de tout le monde dans son hôtel. Une fois tout le petit monde embarqué, direction la réserve. La, le groupe est divisé en deux sous groupes sur deux bateaux et le trip commence. On se ballade dans la mangrove à la recherche de crocodiles. Puis sur la mer à la recherche de dauphins et autres lamantins. On a vu un groupe de dauphins et plus tard une tortue de mer. On a pu se baigner dans une eau cristalline magnifique. Mais le snorkelling a été annulé du coup, une activité en moins. Nous avons mangé à Punta Allen, minuscule village hors du temps. Et puis c’était déjà fini, retour en bateau au bus et retour hôtels.

Je pense que visiter la réserve vaut la peine mais ce n’est clairement pas un incontournable.

Hôtel Tulum : Copal Hôtel Tulum

Restaurants Tulum : MurMur et Taboo

Copal hôtel
Copal hôtel
Best burrito ever
Coba
MurMur
Grand cenote
Taboo
Sian Ka’an

Douce Holbox

Après une première nuit à Cancun, nous prenons le départ pour Isla Holbox. Pas si loin sur papier, 3h30 de bus en réalité + le ferry. Pour le ferry, il y a deux compagnies qui se partagent le marché, ce qui donne un départ toutes les 30 minutes.

Le trajet est long, mais à l’arrivée, la récompense est énorme.

Holbox est une petite île au Nord de Cancun. Là-bas, pas de voitures, juste des voiturettes de golf et des vélos. Les rues ne sont pas pavées. Il y a un air de village hippie qui se dégage de tout ça. Bien sûr, la globalisation est en train de faire son bonhomme de chemin. Les hôtels et les restaurants commencent à pousser ce qui risque d’un jour, sans doute, dénaturé la beauté de cet écrin de paradis.

La mer y est turquoise, le sable blanc, bref, il y fait bon vivre. C’est magnifique, paradisiaque et romantique.

Il est possible de louer des vélos ou des petites voiturettes de golf, facile pour se déplacer sur l’île, même si à pied, c’est tout à fait possible aussi.

Nous sommes restés deux nuits. À refaire, parce que c’est vraiment un coup de cœur, je serais resté plus longtemps, histoire d’en profiter encore plus.

Il n’y a pas grand-chose à visiter à proprement parler. Le petit village s’articule autour de l’artère principale et de la place centrale. Sur les murs du pueblo on croise de l’art de rue sur les façades.

Quand on est arrivé, nous avons simplement profité du coucher de soleil sur la mer avec une petite bière et un guacamole. Étant encore sous le coup du jetlag, on n’a pas trop trainé ce premier soir, après le coucher du soleil,  nous sommes allés diner dans un des restaurants mexicains de la rue principale.

Le lendemain matin, nous avons pris le chemin pour Punta Coco. C’est tout à fait accessible à pied. Nous avons décidés de longer la plage. C’est un peu plus long mais c’est tellement beau ! Les pieds dans cette magnifique eau turquoise, pendant que les autres en Belgique se les pèlent, je vous jure, ça n’a pas de prix ! Pour le retour on a opté pour la route intérieure. Ça a beaucoup moins de charme.

Après Punta Coco, on a décidé profiter de la plage et de juste profiter du soleil et de cet endroit merveilleux pour se poser à deux et juste décompresser la vie bruxelloise que nous avons laissé derrière nous.

Pour notre dernier jour, on a totalement skippé Punta Mosquito (l’autre pointe de l’île) pour juste rester sur la plage et faire nos photos de gros touristes sur les hamacs et les balançoires que l’on peut trouver un peu partout. Aucun regret d’avoir joué aux touristes flemmards. Je sens qu’on reviendra un jour sur cette île merveilleuse enchanteresse.

Après une matinée à la plage, il était déjà temps de reprendre la route pour notre prochaine destination.

Hôtel : Moon Dream Yum Balam

Ferry : Holbox Express ou 9 Hermanos depuis Chiquila

Premier coucher de soleil au Mexique
Art de rue
Une grosse poseuse

Le périple commence !

Ça y est, après l’avoir rêvé pendant des années, me voilà, à l’aéroport. Ce voyage, j’en rêve depuis au moins trois ans. Plus en fait. Je pense que la première fois que j’ai mis mon backpack sur le dos, pour aller en Thailande, j’ai su que je voulais partir, découvrir de nouvelles choses et surtout ne jamais arrêter de m’émerveiller. J’ai toujours pensé que les voyages changent les gens, les rendent meilleurs, plus curieux, plus heureux. Et finalement, être plus heureux, c’est pas ça qu’on cherche tous ?

Mais je m’égare, je suis à l’aube de mon premier jour du voyage de mes rêves, avec la boule au ventre. On a beau en rêver, tant qu’on n’est pas devant ses craintes, son sac à dos trop lourd et trop chargé et toutes ses interrogations, on n’y est pas vraiment. Je pense que le fait de ne pas commencer ce voyage toute seule m’aide à voir petit à petit et à ne pas trop flipper. Je ne suis jamais partie aussi loin et aussi longtemps toute seule. Mais il faut bien une première à tout.

J’ai peur, on ne va pas se mentir. De la bonne peur, oui. Cette peur qui te donne envie de te mettre en boule au fond de ton lit mais surtout d’y aller, de foncer et de vivre à fond, parce que tant qu’on ne le vit pas, on ne le sait pas. Je sais que je fais le bon choix, que malgré beaucoup de choses, je ne veux pas renoncer à ce rêve. Les circonstances de la vie sont ce qu’elles sont, il y a un an, j’aurais sans doute même pas réfléchi une seule seconde, partir c’était mon oxygène, ma bulle d’air. Aujourd’hui, j’ai évidemment toujours envie de partir, j’en ai toujours besoin, mais je sais que ça sera beaucoup plus difficile. Que d’une certaine manière je le vivrai différemment. Mais, je me le dois à moi, c’est une sorte de défi personnel aussi finalement, voir si je suis capable de le faire, de sortir totalement de ma zone de confort. Et puis on ne sait de toute façon de quoi l’avenir sera fait, il faut pouvoir lâcher prise et poursuivre ses rêves les plus chers. J’ai parfois envie de renoncer à tout et de prendre un billet retour plus tôt que prévu pour vivre ces choses merveilleuses que j’ai commencé à construire en Belgique, mais la vie est ainsi faite, il ne pourrait pas ya voir plus mauvais timing, mais  je sais que je vivrai des choses formidables et que finalement, on en sortira plus fort.

Quel est le programme ?

Et concrètement finalement, quel est le programme de ce beau voyage ?

  • Mexique (du 13/01 au 22/02)
  • Belize (22/02 au 28/02)
  • Colombie (29/02 au 01/04)
  • Bolivie (01/04 au 04/05)
  • Pérou (04/05 au 06/06)

À part mon départ pour la Colombie qui est déjà vraiment booké et mon billet retour de Lima le 6 juin, les dates sont susceptibles de changer et le planning aussi, mais ça fait une idée à la louche.

J’ai donc atterri à Cancun, le 13 janvier. Je vais essayer d’alimenter ce blog au fur et à mesure du voyage et d’avoir une certaine rigueur, mais c’est déjà pas super bien parti de ce côté-là.

L’attente aux paradas de autobus

Présentation personnelle

Je ne vais pas la faire longue, on va avoir cinq mois pour faire connaissance, je vais pas tout de suite tout spoiler, il ne faudrait pas que vous n’ayez déjà plus envie de me lire.

Pour ceux qui ont atterri ici par le plus grand des hasards, bien le bonjour. Je suis Aurélie. Je pars/suis partie si vous prenez le train en marche, de janvier 2020 à juin 2020 bourlinguer du Mexique au Pérou avec mon sac à dos et mes angoisses.

J’ai la chance (je n’aime pas trop ce mot, mais là, vraiment, je suis chanceuse) de pouvoir faire une pause dans ma (grande et prometteuse) carrière. Je ne serai jamais assez reconnaissante je pense. J’ai donc décidé de « tout plaquer pour vivre ma meilleure vie à l’autre bout du monde », ou plus sincèrement, mettre sur pause ma vie bruxelloise et partir découvrir autre chose. Il faut savoir que souvent, je me sens assez à l’étroit dans cette vie classique qu’on aimerait que j’ai, et qu’un petit changement d’air est plus que nécessaire.

Partir, ça me trotte en tête depuis un petit bout de temps. Et puis un jour j’ai décidé de me lancer. Au moins de voir avec mon boulot si c’était envisageable que je m’en aille cinq/six moi et que je revienne, comme si de rien était parce que finalement certain(e)s décident de faire des enfants et que moi, mon enfant, c’est ce voyage. Je rêve de partir depuis si longtemps que ça me prenait aux tripes. J’en rêvais, littéralement. Et j’ai décidé que la chance, ça se crée, on ne peut pas savoir si on ne le fait pas et moi, j’avais vraiment très envie de savoir. Je pense que, comme pour beaucoup de choses dans la vie, il faut parfois se lancer dans l’inconnu pour avancer et être heureux.

J’ai donc décidé que du haut de mes 31 ans il n’était pas trop tard, et que même, « si je ne le fais pas maintenant, ça sera quand », et que du coup, et bien oui, c’était maintenant.

Je m’envole le 13 janvier pour Cancun – Mexique. Aujourd’hui, j’ai une boule dans le ventre. J’ai peur et je me demande tous les jours si c’est la bonne décision. Mais au fond de moi, oui je sais que c’est ce qu’il me faut, là, maintenant. Alors oui, je vais avoir peur, oui je vais pleurer mais oui, je vais vivre des choses magnifiques et oui je pense que j’en sortirai différente et grandie.

J’ai hâte de commencer réellement ce blog et d’y coucher mes états d’âmes et mes histoires.

Je vous dis à bientôt, ou plutôt hasta luego !  

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