Medellin

Quand on parle de Medellin (à prononcer « Mededjjiiin »), on pense directement à la drogue, les cartels, les gangsters et la violence. On s’imagine une ville pleine d’insécurité dans laquelle on risque de se faire braquer par le sosie de Pablo à chaque coin de rue. C’est sans doute comme ça que ça se passait il y a une dizaine d’années seulement. Aujourd’hui, c’est clair que ça reste une ville dangereuse, qu’il faut éviter certains quartiers de nuit, mais la ville a gagné en sécurité sur très peu de temps. Grace à des accords passés entre le gouvernement et les cartels, la ville s’est apaisée pour laisser place à une métropole dans laquelle il fait bon vivre. Medellin, aujourd’hui est en pleine expansion, les jeunes essayent de s’en sortir en franchement, je n’ai pas ressenti plus d’insécurité que dans d’autres villes de Colombie (et globalement, je ne suis me suis que très rarement sentie en insécurité durant mon voyage).

À deux heures de bus de la ville, il y a une petite bourgade située à presque 2000m d’altitude, sur un magnifique lac, Guatapé. On décide d’y passer une journée. Il y a deux attractions principales à Guatapé, la grosse pierre (en vrai, ça s’appelle la Piedra del Penol) qui te donne une vue imprenable sur le lac et ses petites îles, et le village. La grosse pierre, c’est littéralement une grosse pierre, au flan de laquelle un escalier (de 700 marches) a été construit et en haut, c’est vrai, la vue est magnifique. Petit point négatif, oui, la vue est super belle et ce lac turquoise entrecoupé de petites îles vertes est juste à couper le souffle, mais l’humain étant ce qu’il est, il a décidé de construire partout et de gâcher une bonne partie de la vue en construisant d’horribles bâtiments.

Après la grosse pierre, nous nous rendons au village en tuk-tuk. À peine arrivées, directement, on s’y sent bien. Le centre est tout petit, coloré et pavé. Un vrai petit village de montagnes. Les maisons sont toutes peintes, mais petites spécificités, les villageois ont peint le bas des maisons, des petits bas-reliefs, colorés, avec des scènes de la vie quotidienne, des animaux ou encore des fleurs, des zocalos. Ça donne envie de s’arrêter devant chaque maison, devant chaque porte et de tout prendre en photos. Gros, gros coup de cœur pour ce village. Franchement, ça valait en tout cas les quatre heures de bus aller-retour.

En ce qui concerne Medellin, nous avons décidé de nous poser dans une auberge du Poblado, le quartier un peu bobo chic de la ville. On s’y est promené dès notre arrivée, c’est vraiment un petit quartier sympa où il fait bon vivre. Il y a plein de petits restos supers sympas et de petites boutiques. Nous sommes allées prendre l’apéro au Florez, juste à côté de notre auberge, et ça tombait bien, c’était happy hour sur les mojitos ! Après nos mojitos, direction le café Zorba pour une pizza. Conseillé par beaucoup de blogs, c’était vraiment un régal !

À Medellin, nous sommes également allées faire un graffiti tour dans la comuna 13, quartier de Medellin qui, il y a quelques années encore, était un des quartiers les plus dangereux de la ville. Aujourd’hui, grâce au tourisme (et à l’accord passé avec les cartels), le quartier est safe, on peut s’y promener sans souci. Concernant le graffiti tour en lui-même, c’est intéressant de voir comment ils ont réussi à se sortir de toute cette violence, après, nous avons eu un guide super jeune et je pense que ça aurait été mieux et plus vrai avec quelqu’un d’un peu plus âgé qui a vraiment connu un avant/après significatif.

Après la comuna 13, nous voulions aller au musée de la mémoire, MAIS, le coronavirus en a décidé autrement, tous les musées de Medellin étaient fermés. On s’est alors promenée dans la ville, mais le quartier du centre, un samedi, c’était pas la meilleure idée du monde. C’est bondé, et c’est pas super chouette. On a donc eu vite fait de retourner dans notre petit quartier mignon pour y diner et profiter de la soirée. C’était notre dernier vrai jour. Nous devons nous rendre à Bogota le 15 mars, et au vue des mesures grandissantes contre le coronavirus, on ne le sait pas encore à Medellin, mais je peux vous assurer que notre journée du 15 mars sera assez folklorique et stressante. Suite au prochain épisode !

Auberge de jeunesse : the garden of blues

Resto/bar : Café Zorba (pizzas végé délicieuses), Florez Food Garden, Mundo Verde (chaine de resto végé).

Palomino et Tayrona

Après nos quatre jours de trek, nous avons décidé d’aller nous détendre à la plage, et pour cela, nous avons déposé nos sacs à dos à Palomino. Palomino, c’est un tout petit village du bord de mer, assez hippy et très français (bizarrement, on retrouve nos voisins partout dans cette ville, encore plus que dans le reste de la Colombie). La mer est agitée et le sable est noir, une carte postal façon Pirates des Caraïbes

Pour rien vous cachez, on n’a vraiment pas fait grand-chose. On avait décidé de se faire plaisir au niveau de l’hôtel, du coup, on avait notre petite cabane en bord de mer, avec plage privée et c’était le top. Deux jours à rien faire, juste lire et bronzer. L’hôtel était au top pour ce qu’on voulait faire (rien, si vous suivez bien), malheureusement un peu loin du centre, et quand tu viens de faire un trek de 70km, t’as plus trop envie de marcher, même pour aller boire une margarita 😉

Franchement, pour ne rien faire, c’est idéal Palomino.

Après Palomino, nous nous dirigeons vers le parc Tayrona. On n’a pas énormément de temps, du coup on décide dormir hors du parc et d’y aller le lendemain, à l’ouverture et de profiter du parc toute la journée.

Tayrona, c’est un parc national immense. C’est clair qu’en un jour, on doit choisir ce qu’on décide de faire. Étant donné qu’on a déjà tout donné niveau marche et trek pendant le trek de la cité perdue, on préfère la jouer soft ici et juste marcher (une bonne heure et demi quand même), jusqu’aux plages et de se poser. Parce qu’à priori, on ne verra plus la mer avant un bon bout de temps étant donné que Maëlle rentre et que moi, à ce moment-là, je pensais encore continuer mon voyage et aller dans le sud de la Colombie. Je pense que l’idéal pour profiter à fond de la nature du parc, c’est d’arriver le matin, passer la nuit dans un des campings et en profiter pour tester la nuit en hamac, et puis le lendemain, se refaire une journée dans le parc. Bien sûr, dans un voyage articulé sur deux semaines, il faut faire des choix, on ne peut pas tout faire et on ne peut pas trainer des jours dans des endroits sans se poser la question du timing.

Nous avons donc passé une bonne partie de la journée sur la plage de « La Piscina », une magnifique plage, à l’abri d’une barrière de corail et donc à l’abri des grosses vagues. L’eau est turquoise, le sable est fin. On profite de chaque seconde du soleil qui nous caresse la peau. Et heureusement. Si j’avais su à ce moment-là que je repartirais avec Maëlle, j’aurais pas changé une seule seconde. Après Tayrona, retour à Santa Marta pour y passer la nuit, on a un avion assez tôt pour Medellin dernière vraie étape de notre voyage à deux.

Hôtel à Palomino : Hotel Playa Mandala

Hôtel à Tayrona : La perla (sympa mais le mec est complétement à la masse)

Hôtel à Santa Marta : Republica Hostel

Palomino
Tayrona

Pourquoi j’ai décidé de rentrer

J’ai malheureusement du prendre la décision d’écourter mon voyage. Cette décision a été difficile à prendre, mais le bon sens prend vite le dessus.

À ceux qui s’apprêtent à me dire que « c’est débile, c’est pire ici, tu serais bien mieux à la plage », je leur répondrais simplement que oui, sans doute que me dorer la pilule à la plage serait bien plus agréable que de rester enfermée chez mes parents, mais réfléchissez et voyez plus loin qu’à une ou deux semaines. Oui, c’est sûr que là, la Belgique, c’est pas le rêve, mais dites-vous bien que dans quelques semaines ça sera tout pareil là-bas.

Rester, ça veut avant tout dire, prendre le risque de ne plus savoir rentrer. Rester, ça veut dire aussi prendre le risque de tomber malade là-bas, et de 1) prendre la place d’un colombien/bolivien/péruvien dans un hôpital, 2) ne pas avoir accès à des soins de santé fifou. Rester, ça veut dire être toute seule, confinée très loin de ma famille. Rester, ça veut dire avoir peur, toute seule, pour moi mais surtout pour ma famille et mes amis en Belgique.

Au-delà de la peur, il y a aussi le côté pratique. En effet, suite à l’épidémie de coronavirus en Europe, les frontières entre tous les pays d’Amérique latine commençaient à se fermer les unes après les autres, ainsi que les sites touristiques. Je n’aurais pas pu aller en Bolivie fin mars. Si je ne peux plus rien faire là-bas, j’aime autant être à Bruxelles. De plus, on a déjà pu le constater avec Maelle sur les derniers jours de notre séjour en Colombie, les Européens commencent à être vus comme des pestiférés. Les Français, par exemple, se font jeter des auberges de jeunesse, des bus, des hôtels. Alors oui, je suis super déçue, je suis triste, ce voyage c’était le rêve de ma vie. Mais je sais que j’ai pris la bonne décision. Des voyages, ça se reprend, une vie, on en a qu’une.

Notre retour a été assez folklorique ! J’ai décidé de prendre le même vol que celui de Maëlle, le 16 mars. Comme on voyait qu’autour de la Colombie, tous les pays commençaient à fermer leurs frontières, on s’est pris un petit coup de stress, et en revenant de Medellin, a décidé d’aller au guichet d’Air Europa, pour avoir une certitude qu’on pourrait rentrer. Il était 14h, le bureau n’ouvrait pas avant 16h30 (oui, en temps de crise, normal). Nous nous sommes donc installées dans la file et nous avons patiemment attendu. Tout ça, c’était le 15 mars, j’ai passé un anniversaire de rêve 😉 Au final, on s’est trop marré dans cette file et nous avons rencontré tout plein de français (coucou Marion, Tristan, Patrick, Isabelle, Monique et Raymond), avec qui on s’est serré les coudes, et on s’est organisé. On a ri tout l’après-midi pour finalement, 1) ne pas pouvoir changer notre vol du 16/03 au 15/03 et 2) n’avoir aucune certitude sur notre vol retour du lendemain. Si je vous écris depuis le canapé de mes parents, vous vous en doutez, c’est que notre vol était bien opérationnel et que nous avons pu rentrer safe and sound chez nous, juste à temps pour le confinement, trop génial.

Je dois encore vous montrer comment c’était à Palomino, Tayrona et Medellin. Les paysages de rêve ne sont pas encore finis. Et au moins, ça me fait voyager depuis mon canapé moi aussi…

La Ciudad Perdida

Après avoir passé deux nuits à Santa Marta et une journée à Minca, il est temps pour nous de nous lancer dans le trek de la cité perdue.

Le trek de la Ciudad perdida, c’est avant tout énormément de sueur, 70km de marche dans les montagnes de la jungle et surtout des rencontres. Nous sommes un petit groupe 9 (+2) et les deux (+1) guides. Suer ensemble, ça crée des liens ! #ahouaiscasentbonladescente

C’est parti pour initialement 5 jours de trek dans la jungle. Avant de nous lancer, on a lu une quantité folle d’articles/commentaires sur des blogs et des groupes Facebook disant que c’était vraiment très très dur physiquement, du coup, on stresse un peu et on s’attend au pire.

Arrivées à l’agence, d’où on prendra le départ à bord de jeeps jusqu’au village d’El mamey, tout le monde se jauge un peu, on regarde tous la taille du sac des autres, leurs chaussures, leurs vêtements pour le premier jour. On est séparé en deux groupes, et là, c’est parti pour deux heures de trajet.

À El mamey, on prend le lunch et le grand trek commence ! La premier partie, c’est essentiellement de la montée, pendant 4h, sous le soleil. Mais franchement ça va ! Je ne sais pas si c’est parce que c’est le premier jour et que du coup, tu te dis que tu dois tenir le coup, mais en tout cas, aucun problème majeur. Oui, il fait chaud et oui tu sues, ça c’est un peu l’état général du trek, mais physiquement pas de souci! On arrive au camp, on se pose, petite douche, dîner et hop, il est déjà l’heure d’aller se coucher, 19h30, haha. En vrai comme le réveil est à 5h, c’est pas si mal. Lors de cette première journée, on a eu l’occasion de rencontrer les autres personnes de notre groupe, et on sympathise avec nos voisins français, Cécile et Alex qui font le tour de la Colombie et de l’équateur à vélo. Ouais ouais, y a du level dans notre groupe!

On rencontre aussi Lise et Eline, deux belges néerlandophones. On forme vite un petit groupe tous ensemble et on rigole déjà bien.

Le premier réveil à 5h est quand même assez rude. Mais le pire, c’est sans doute de devoir remettre son soutif de sport trempé (de sueur si vous suivez) car dans la jungle, rien ne sèche, il y a 80% d’humidité, c’est charmant! Et comme on nous a bien dit de « pack light » parce qu’on trimbale nos affaires partout sur notre petit dos, bah oui, tu ne prends qu’une brassière de sport. Après cette charmante parenthèse et un petit dej qui tient au corps, c’est parti pour le deuxième jour. Miguel, notre guide, prend le lead et trace. On comprendra deux heures plus tard que c’était pour être les premiers chez les indigènes. Le deuxième jour est le jour le plus trash ou en tout cas le plus long. 4h le matin et 4h l’aprem, soit +- 20km de montée et de descente. Heureusement, au break de « midi » (car comme on est les premiers partout, on mange à 11h/11h30), on peut se baigner dans la rivière (et faire sécher nos affaires au soleil) et tout pareil pour le soir, on arrive les premiers au camp 3 et on peut descansar à la rivière et autour d’une petite cerveze (et d’un énorme plateau de pop corn et d’une partie de uno). Une fois de plus, après le repas on file au lit. Les journées sont bien remplies et le lever est toujours à l’aube.

Le troisième jour est à peine levé sur le camp que nous sommes déjà à l’assaut de la cité perdue. 1200 marches plus tard, on découvre ce lieu assez magique niché tout au dessus de la montagne. C’est superbe. On est les premiers, la vue est imprenable, les litres de sueur et les montées en valent vraiment le coup. Après avoir crapahuté dans les ruines, il est déjà temps de descendre et de regagner le camp. C’est à ce moment là que maelle et moi décidons de changer notre trek de 5 jours en 4, car comme on trace comme des fusées on n’a pas envie de devoir passer toute une journée toutes seules dans le camp 1.

La suite du troisième jour se résume à regagner le camp 2 et sa rivière. Ce soir la, on a un petit feu de camp et un indigène nous raconte son histoire. Ça a un côté un peu mystique et c’est vraiment chouette.

Et enfin, le quatrième jour est arrivé. On sait exactement ce qui nous attend puisqu’on refait le chemin a l’envers. On sait donc exactement quand on peut s’attendre à souffrir dans des immenses montées. Mais finalement, d’avoir projeté tout ça, on se surprend tous à trouver ça moins dur que prévu. On arrive au point de départ et le trek est déjà fini.

C’était une expérience incroyable ! Et elle l’était encore plus grâce aux personnes avec qui nous avons eu la chance de partager ce trek! Je me suis souvent dit pendant ces deux premiers mois de voyage que ça me fatiguait de toujours rencontrer des gens éphémères avec qui on ne partage qu’une journée ou qu’une soiree et avec qui on recommence inlassablement la même conversation. En restant dans la surface. Mais ici, partager 4 jours de sueur, de marche, de défi sportif, de remettre les mêmes affaires sales parce qu’on avait pas la place dans son sac, ça crée des liens. J’espère sincèrement qu’on se reverrait tous pour boire boire boire des bières, boire boire boire des bières !

Memories sample :

Miguel, Samy et la guide pas souriante. Cecile et Alex. Eline et Lise. Les danois. L’allemand. Le couple de colombiens. Tellement de bouffe, les montées, les « fruit = halfway » « vamos? » de Miguel pas motiv, Samuel qui trace sa race, la guide des flamandes pas souriante, Jessie et Inès, les françaises badantes et leur histoire d’araignée et de « elle est malade – pas la peine de le dire à tout le monde », Gustavo et ses holà de gros dragueurs, les blagues de maelle traduites du français qui marchent pas en espagnol, l’allemand qui se carapate tout seul à la cité perdue et qui après râle et qui dit tout le temps « it was more beautiful when there was no one », les danois qui se roulent des joints, les estimations d’âge des gens, le chien qui nous suit et qui bouffe les pierres, les pauses rivières, la sueur, tellement de sueur, les « on veut aussi profiter du paysage », les repas super tôt, les levers à 5h et les couchers a 20h, les gens badant des autres groupes avec leurs lampes de poche dans notre face, les « como estan » de Miguel, les défis sans internet, les cervesas fraîches d’après la douche, les douches froides, les nuits sous notre moustiquaire, le plus beau jour de notre vie parce qu’on a reçu une barre chocolatée, les vêtements qui sèchent pas, remettre ces mêmes vêtements mouillés le lendemain, les laver dans la rivière, les parties de uno, faire de selfies de sueur, les c’est nous les premiers à arriver, les popcorns, les Oreos, le premier petit dej, être tout seul à la cité perdue, « ah bah ça sent bon la descente », « c’est l’histoire de Miguel »

L’agence du trek : expotur que je recommande à 1000%.

De Bogota à Cartagena

Il est donc temps pour moi de quitter le Mexique et de partir pour la Colombie où je retrouverai Maelle.

Nous avons décidé de dormir une nuit à Bogota, tout à côté de l’aéroport et puis de partir directement le lendemain pour Carthagène. Excellente idée.

J’ai adoré Carthagène. Le centre historique ainsi que le quartier de Getsemani sont trop mignons. Les maisons sont colorées, les rues sont étroites, et dans le deuxième, les murs sont remplis de graffitis. Nous nous sommes perdues dans les rues un dimanche et au détour des rues, on est tombé sur des gens qui faisaient des parties de domino, sur le pas de leur porte, comme si la rue était leur jardin. En Colombie, en tout cas à Carthagène, jouer aux dominos, c’est hyper populaire. Ils jouent super vite et pour gagner de l’argent.

Nous avons également décidé d’aller une journée à Playa Blanca. Rien que pour y aller, c’est une véritable aventure. On a pris un bus jusqu’à la ville la plus proche et puis un très, très vieux taxi. Ici aussi, comme au Belize, le bus s’arrête n’importe où pour prendre ou débarquer les gens, du coup le trajet peut prendre des plombes.

Playa Blanca, c’était très beau mais rempli de touristes. La plage est envahie de petits bars et de petits marchands qui essayent de te vendre tout et n’importe quoi, et aussi de te louer un transat. On a trouvé un petit coin de plage pour poser notre serviette et être un peu à l’écart des gens et ça c’était top.

Notre hostel à Carthagène était vraiment top, très bien situé, personnel charmant et bon petit dej inclus : hostel 1811.

Quand ton amie t’apporte l’apéro directement de Belgique 😍

Zen time in Cozumel

Après un bref retour à Tulum (je vais pas m’étendre, c’était surtout pour faire un arrêt avant Cozumel après le Bélize, et je ne voulais pas passer la nuit à Playa. J’ai loué un vélo et visité les ruines, c’était surtout bizarre d’être là sans lui, de passer devant les restos où nous sommes allés, tout ça), direction Cozumel où j’ai réservé quatre jours de retraite de yoga. L’année passée, j’avais eu la chance d’en faire une incroyable au Guatemala, c’était une expérience tellement enrichissante sur plein de plans que j’ai voulu recommencer une expérience similaire durant ce voyage. Le yoga occupe une place important dans ma « vraie vie », je transporte mon travel mat depuis le début du voyage, c’est quelque chose qui bizarrement a changé beaucoup de choses dans ma vie, dans ma perception de pas mal de choses et dans la gestion de mes émotions, surtout le stress. C’était donc une évidence pour moi de trouver un endroit où le yoga serait mis à l’honneur.

En cherchant sur internet, je suis tombée sur cet endroit à Cozumel qui organise des retraites de quelques jours, de 4 à 7. J’ai choisi de n’y passer que 4 jours et c’était déjà top ! L’endroit s’appelle Holistic Tikum. C’est tenu par une maman et son fils, Gemma et Nati, une famille « citizen of the world », ils sont juifs, viennent d’Israël, ont vécu une bonne partie de leurs vies en Italie, puis aux USA et puis enfin, au Mexique. Des gens adorables avec un très chouette accueil. J’étais accompagnée de deux autres femmes durant cette retraite, Diane, Québec, 60 ans et Ana Paula, brésilienne habitant au Colorado, 34 ans. On a tout de suite formé un chouette petit groupe.

Cette retraite était donc basée sur le yoga, cela va de soi, mais nous avons également eu une introduction à la médecine chinoise et la spiritualité. Cela devait être de la méditation, mais nous avons plus appris là-dessus que réellement pratiqué la méditation. J’ai déjà parfois un peu de mal avec tout le côté spirituel du yoga, c’est pas ce que je préfère, mais je m’y suis faite mais le côté médecine chinoise, pour moi qui viens d’une famille de médecins occidentaux, c’était très spécial. Je ne dis pas que ça ne peut pas fonctionner, non, je suis sûre qu’il y a du bon et qu’on devrait s’en inspirer, mais on ne peut pas tout soigner grâce à cela. Le pompon pour moi aura sans doute été de devoir apprendre à « discuter avec mes organes ». Genre avoir une vraie conversation, pas dans le sens, écouter son corps, non, taper convers avec tes reins, l’air de rien. Ça, je dois dire que c’était un peu trop pour moi et j’aurais préféré une simple méditation classique, assise en lotus sur mon tapis, les yeux fermés.

Pour le reste, j’ai passé un excellent moment. Les cours de yoga étaient vraiment géniaux (deux heures par jour), mes comparses de retraite étaient vraiment géniales, on a bien connecté, on a eu des discussions hyper intéressantes. À côté du yoga on a eu une sortie de snorkelling et un massage « deep tissue ».

J’ai également pu expérimenter un sweat lodge maya, le Temazcal. Pour l’expliquer rapidement, il s’agit d’une sorte de sauna. Sauf que tout est basé sur des rituels maya. On commence par remercier le feu et faire tout un petit rituel d’entrée, il faut dire son nom complet (prénoms, nom de famille du père et nom de famille de la mère), entrer dans le sweat lodge en remerciant pachama. Accueillir les pierres chaudes en chantant un chant d’accueil. Moi qui ne suis pas très spiritualité, c’était de nouveau quelque chose. Après cela, on est enfermé avec la chaman et on passe par plein de petits rituels pour ouvrir 4 portes, liées aux 4 éléments. L’idée est qu’après le Temazcal, tu renais purifié (vu que tu sues comme jamais, tu es certainement purifié de l’intérieur, pas de doute). Il fait très, très chaud, on transpire beaucoup, il fait également humide, car les pierres chaudes sont aspergées d’eau par la chaman, et il fait très noir. C’est une expérience assez intense. Je n’ai pas eu d’immenses révélations sur moi ou sur mon désir de spiritualité ou quoique ce soit mais c’était une expérience très intéressante. Et la vivre avec mes deux copines de retraite, c’était vraiment un plus.

Je compare beaucoup de choses avec mon voyage au Guatemala, car c’était mon premier voyage seule. Et pour le coup c’était aussi ma première retraite de yoga, ce qui me fait aussi tout comparé. L’année passée, cette retraite m’a apporté énormément et j’ai beaucoup appris sur moi-même. J’ai eu en quelque sorte des « révélations » sur moi-même, des réponses à des questions que je me posais, et cette retraite a contribué à me changer un petit peu. Ici, j’étais beaucoup moins en quête de moi-même, je n’ai pas eu de grandes révélations, mais je n’en attendais pas non plus. Je suis contente de l’avoir fait et c’était une expérience géniale. Pouvoir partager des choses avec des gens qui ont le même état d’esprit que toi, dans un petit coin de paradis, c’est génial. Je suis vraiment reconnaissante de pouvoir évoluer dans ce monde du yoga. J’en apprends tous les jours. Je n’ai pas eu de grandes révélations, comme je le disais, mais ça m’a permis de me rendre compte aussi que le yoga a une grande place dans ma vie et que j’ai envie que cela continue et s’amplifie.

Je me répète, mais je suis également reconnaissante d’avoir pu partager ces moments avec Ana Paula et Diane. C’est génial d’être entourée de femmes fortes, avec un passé fort, qui ont plein de choses à t’apprendre et à t’apporter. Et de se rendre compte également qu’on peut vivre à des milliers de kilomètres, sans se connaitre et qu’on peut avoir un background assez similaire, qui nous a amené à être là, à pratiquer le yoga, à essayer de mener une vie plus en harmonie avec nous-mêmes, dans une société où tout doit aller vite, où les gens ne prennent plus le temps pour rien. J’aime ce côté peace and love du yoga, et surtout le fait que ça rassemble toute une communauté de gens comme nous.

Je remercie l’équipe du Holistic Tikun, j’ai passé un super moment.

Chill in Hopkins

Pour mon dernier stop au Belize, j’ai choisi le petit village d’Hopkins. Même délire avec les bus pour arriver depuis San Ignacio. Toujours aussi bondé, s’arrêtant toujours au milieu de nulle-part pour laisser sortir les gens.

Hopkins est un village minuscule qui s’articule le long d’une longue route (très moche). Une rue après la route principale, c’est la mer, et ça c’est cool. Je ne sais pas pourquoi, mais j’avais imaginé le village d’Hopkins un tout petit peu plus grand. Là, je pense que la route principale fait 2,5km max et que voila, après, il y a une ou deux rues perpendiculaires (et encore) et puis c’est tout. Hopkins n’attire pas non plus une foule de touristes. À tel point que le jour de mon arrivée, j’ai cru que j’étais dans une ville fantôme. Il n’y avait pas âmes qui vivent dans les rues, j’étais toute seule sur la plage et pas moyen de trouver un resto ouvert. Ça change des îles bondées d’américains, ça c’est sûr.

Heureusement, mon auberge est plutôt cool, il y a quand même pas mal de gens. Du coup, le soir de mon arrivée, je me retrouve entrainée par un petit groupe pour aller à un concert de djembé donné par des locaux. C’était franchement trop sympa. Le genre de moment absurde que tu partages avec une bande d’inconnus.

Ici, un peu comme à San Ignacio, on ne peut pas dire que j’ai fait énormément de choses. La moindre excursion est super chère et j’avoue être un peu lassée de dépenser mon argent pour des attrapes touristes. J’aurais pu essayer d’aller faire un trek dans la jungle par mes propres moyens, mais point de vue sécurité, je ne sais pas si me promener toute seule, sans guide, sans personne qui sait où je suis, au milieu de la jungle, c’était la chose la plus intelligente à faire. Du coup, j’ai beaucoup profité de la plage et de ce temps pour 1) avancer dans la lecture de mon bouquin, 2) peaufiner mon bronzage (ouais « peaufiner », comme si j’étais déjà super bronzée…).

Pour mon troisième soir sur place, j’ai quand même décidé de partir faire une excursion, car on m’en avait parlé et que ça avait l’air quand même vraiment dingue, un tour en bateau, sur la rivière, le tout pour arriver à aller voir le phénomène dit de « bioluminescence ». En gros, grâce à un bon équilibre d’eau de mer et d’eau douce, le plancton, quand l’eau est en mouvement, se met à scintiller. Impossible de prendre des photos, on a tous essayé, mais c’était fou. On a pu se baigner, et quand on bougeait, l’eau autour de nous s’illuminait. Si on laissait ruisseler un peu d’eau sur notre bras, ça faisait comme une rivière de paillettes qui te coule dessus. Franchement, c’était dingue, ça valait trop la peine et je suis super contente de l’avoir fait.

Je passe ma dernière vraie journée au Belize à alterner les moments plages et les moments « retour à l’ombre à l’auberge », et c’est très bien comme ça. Je suis contente de repartir vers le Mexique demain pour ma dernière semaine en Amérique centrale, même si la route s’annonce assez longue (Hopkins – Dangriga : 30min. Dangriga – Belize City : 4h30. Belize City – Tulum : bus de nuit avec départ à 19h30 de BC mais sans que personne ne sache trop me dire quand j’arriverai à Tulum.)

Le côté obscur de la mer des Caraïbes au Belize

En me promenant sur la plage ici, à Hopkins, j’ai pu me rendre compte d’une réalité qu’on se cache bien de nous décrire sur ce petit paradis terrestre, les déchets. La plage est jonchée de déchets en plastique en tout genre, rejeté par la mer. Apparemment, il s’agirait de déchets balancés dans la mer par le Honduras car leur parc à poubelles débordent et qu’ils ne savent plus quoi faire de leurs déchets, du coup, la solution est de les balancer, ni vu, ni connu, dans la mer. Tout ça arrive donc en masse sur les côtes béliziennes et on se retrouve ici avec des déchets échoués entre les algues et les grains de sable. Les gens d’ici ont l’air de ne pas s’en soucier ou tout le moins de s’être fait une raison. Je comprends tout à fait que, contrairement à nous, petits européens, ils aient 100000 autres choses à penser avant de se soucier du tri de leurs déchets, mais quand on voit à quel point cela dénature la beauté du paysage et abime tout le milieu marin, ça rend triste et ça amène à se poser des questions sur nos petites actions de rien du tout du quotidien belge. Ça ne vient pas de m’apparaitre comme une évidence, non, mais sans doute que le fait de nager avec le plastique m’a encore plus ouvert les yeux là-dessus, on n’en fait pas assez. Ce n’est pas suffisant de jouer les bobos le dimanche chez Barn, fiers comme tout avec nos supers sachets réutilisables et nos bocaux. C’est bien, mais il en faut plus pour que le changement opère positivement. J’ai eu envie de demander à mon auberge un sac poubelle et d’aller au moins le remplir de déchets. Mais qui suis-je, petite blonde, pour venir les montrer du doigt, faire ma BA de petite merdeuse d’européenne, et retourner me coucher en me disant que j’ai fait une sacrée bonne action ?

Alors oui, évidemment, c’est facile de dire ça, de mon petit confort après avoir pris l’avion pour venir jusqu’ici, m’apprêtant à reprendre un nouveau vol pour aller à Bogota. Oui, c’est facile de blâmer les autres pays de ne pas en faire assez. Et on ne peut pas arriver dans un pays encore en plein développement venir imposer ses petites idées de blancs occidentaux en leur donnant des leçons. Non, bien sûr que non. Mais j’aimerais pouvoir travailler à un projet d’encadrement, d’aide, de je ne sais pas quoi, mais qui amènerait une meilleure prise de conscience sans être paternaliste. Et si cela doit faire partie de mes petites révélations du voyage, ça en sera une. J’aimerais pouvoir en faire plus, à une plus grande échelle, pas juste m’extasier devant mes pailles en inox. Je sais que c’est facile à dire, qu’une fois de retour dans ma routine belge, je reprendrai tous les jours ma voiture pour aller travailler mais je me féliciterai d’avoir acheté ma courgette locale. Mais cette angoisse écologique me pèse de plus en plus. Et je n’ai pas envie d’être responsable d’un monde sans tortues de mer pour nos enfants.

Revenez me charrier avec ça au mois de juin, pas de soucis 😉

Hostel : Funky Dodo Hostel

San Ignacio, le petit bijou caché

Après mes quelques jours passés dans les îles, il est temps pour moi de me diriger vers le continent et l’intérieur des terres.

Le trajet en bus est assez folklorique, adieu les bus ADO du Mexique, full confort avec parfois le wifi à bord. Ici, on est dans le bus de type « chicken bus », c’est-à-dire, un vieux bus scolaire américain, sans clim. On est serré comme des sardines. Je dois être une des seules touristes du bazar. Les trajets sont très drôles, normalement, c’est un bus « express » qui ne doit s’arrêter que à Belmopan et puis à San Ignacio, sauf que la réalité est tout autre. Les gens se lèvent subitement et demande à être largué en plein milieu de nulle part. C’est marrant sauf que parfois, ils font ça tous les 100 m et que tu te demandes pourquoi ils ne sont pas descendus en même temps que le bonhomme d’avant. Mais bon, on apprend à juste accepter ça et à accepter le fait que finalement ça va prendre du temps.


Je m’arrête donc à San Ignacio. La ville est particulière. Moi qui voulais moins d’américains et plus de local, je suis servie ! Le village est niché dans la jungle, dans le creux d’une petite colline. C’est très typique et assez mignon. Mon auberge est pas mal. Pas d’une propreté irréprochable mais elle a le mérite d’avoir une cuisine dans laquelle on peut cuisiner. Ce qui n’est pas négligeable vu que même si les prix ont baissé depuis les îles, ça reste assez cher. Et heureusement, San Ignacio est un berceau de bonne bouffe, il y a à tous les coins de rues des petites échoppes de street food pour rien et c’est super bon !


Je n’ai pas fait beaucoup de choses à San Ignacio, si ce n’est me promener dans la ville, il y a un marché avec plein de fruits et légumes, c’est assez cool. Je suis également allée visiter les ruines qu’il y avait dans le coin, à la frontière avec le Guatemala, Xunantunich, trois dollars bélizien (1,5 euros) le trajet en collectivo et retour en stop avec mes deux compères de l’auberge. Xunantunich, c’est vraiment très sympa. Après, étant donné que j’ai déjà vu pas mal d’autres ruines, ce n’était pas pour moi les plus impressionnantes et le site n’est pas très très grand, mais évidemment, ça reste un bel endroit à visiter.


Voilà, c’est vrai que je n’ai pas fait grand-chose à San Ignacio, il y avait aussi la ATM cave à visiter, des souterrains dans lesquels il faut déambuler et nager et tomber finalement sur une grande grotte avec des artefacts mayas (dont un squelette apparemment), et pour avoir fait quelque chose d’un peu similaire à Semuc Champey, Guatemala, et avoir pas trop aimé, ça m’a rendu très claustrophobe, ici, je n’ai pas eu envie de dépenser 100 dollars US (ouais en plus c’était très cher) pour voir une grotte et un squelette maya. Il parait que c’est quand même très cool à faire, à chacun de voir.

Hostel : Bella’s backpackers (communs sympa mais sanitaires pas super clean, mais j’ai eu droit à un lit double dans le dortoir parce que j’avais réservé via booking. En vrai, j’aurais préféré un lit simple et une toilette propre ;-)).

Chicken bus
Marché de San Ignacio
Xunantunich
Jungle vibe

Ambergis caye et Caye Caulker – Go Slow

Après un mois au Mexique, je quitte le pays (provisoirement) pour aller au Belize. Chose incroyable qui n’arrive jamais, mon bus à Bacalar était 15 minutes à l’avance, genre normal, rien à foutre de l’horaire. Très bien pour moi ceci dit…

J’arrive à la gare maritime pour prendre mon ferry, direction les îles du belize. Il y a deux compagnies de ferry qui se partagent les jours de la semaine.

Qui dit changement de pays, dit passage par les douanes. On nous fait aligner nos sacs et un chien passe autour pour vérifier qu’il n’y a pas de drogue. Très spécial. Et puis c’est parti pour le bateau. Bumpy 90 minutes ride. Une fois au Belize, on te demande de nouveau des formalités administratives et puis ça y est, j’y suis!

J’arrive à San Pedro. C’est assez différent du Mexique, c’est vraiment en mode Caraïbes, rasta, don’t worry, be happy. Première impression plutôt cool, il fait beau, c’est une île paradisiaque, ça devrait le faire. Tout le monde se déplace en petite voiture de golf (comme sur Isla Mujeres).

Malheureusement, il faut peu de temps pour se rendre compte que tout est super cher, premier dîner, un bête plat de pâtes, végétarien, et une bière, 25€. Juste pour moi. Dans un resto qui payait pas de mine.

Deuxième jour du coup je décide de juste bien petit déjeuner et d’aller faire des courses pour me cuisiner un petit quelque chose le soir. La, ça va, les prix sont corrects.

Niveau activité, le high Light de San Pedro, c’est de pouvoir faire de la plongée ou du snorkelling dans une magnifique réserve naturelle bordée par une barrière de corail. Je n’ai pas de chance parce qu’il y a eu trop de vent sur les trois jours où j’y étais et je n’ai jamais pu faire mon tour en bateau (sur ambergis caye).

Du coup, j’ai traîné à la plage. Secret beach. On te vend le bazar comme quelque chose de formidable et trop beau. Alors oui, je ne vais pas cracher dans la soupe, c’est très beau. Mais ça n’a rien d’authentique. Cinq bars se partagent le bout de plage. Ces bars sont remplis d’américains moyens qui commencent à picoler à 10h du mat et qui baigne dans la mer comme des petits homards (dur à dire s’ils sont rouges à cause du soleil ou de l’alcool). Heureusement, j’y suis allée à vélo (on m’a traité de folle parce que j’allais parcourir une distance si longue à vélo… 10km… calmez vous les gros américains!) du coup, j’ai pu profiter du beau temps, du beau paysage et du calme de l’île.

À refaire, je ne pense pas que je m’arrêterais sur San Pedro, vraiment trop américain pour moi.

Après San Pedro, je m’en vais pour Caye Caulker (à prononcer kiekôlkeur), ile plus petite au sud de ambergis caye.

De nouveau, même vibes des Caraïbes. Ici pas de voitures, les rues ne sont pas pavées (comme à Holbox!) et tout peut se visiter à pied. Il y’a beaucoup moins d’américains et on respire bien plus qu’à San Pedro. Un vrai petit coin de paradis en somme. Premier soir et premier coucher de soleil super beau et petite langouste dans un petit resto local (c’était le dernier jour de la saison de la langouste, pas le choix du coup…).

Et le deuxième jour, je peux enfin faire mon tour en snorkelling, toute la journée sur un bateau à essayer de trouver des petits poissons. C’était un tour vraiment trop bien. On a vu des tortues, des requins nourrices, des raies, des lamantins et plein de petits poissons trop mimi. J’ai vraiment trop aimé ce tour en voilier! Et j’ai enfin pu voir une tortue de mer, en liberté, nager pepouze. En plus le tour organisateur était au top, lunch, snack, ceviche, boissons, et une approche eco friendly et respectueuse des animaux. Par exemple, contrairement à beaucoup de tours, ils ne nourrissent pas les requins.

Après cette super journée, je passe mon dernier jour sur l’île à juste chiller à la plage avec mon livre et ça fait du bien !

Petite illustration du QI de l’américain moyen rencontré sur San Pedro :

– Lui : la Belgique ? Ça fait partie de quel pays?

Moi : c’est un pays…

Lui : non? Je pensais c’était une ville genre d’Allemagne ! T’es sure ?

– Comment va le dollar européen ?

Hostel à San Pedro : sandbar (super malgré la cuisine mal équipée)

Hostel à Caye Caulker : traveller’s Palm

Snorkelling tour : ragga muffin

San Pedro
Not that secret beach
Jouer aux américains
Caye Caulker
Snorkelling
Ces belles photos avec une bonne gopro m’ont été envoyées par un des autres passagers du bateau!
Koko beach

Bacalar Blues

Après 16h30 de bus de San Cris à Chetumal et 40min d’un nouveau bus de chetumal à bacalar, j’arrive au paradis, la lagune aux sept couleurs !

Rapide retour sur ce trajet interminable en bus. Je suis relativement bien installée, siège fenêtre, c’est moins pire que ce que je croyais. Sur la route entre San Cris, Villahermosa et Palenque, on se fait contrôler quatre fois par les autorités. Mis à part ces contrôles de police qui au final rassure quand tu sais que cette route est hyper dangereuse avec les cartels tout ça, le trajet se passe plutôt bien. J’ai limite mieux dormi qu’à San Cristobal. A 7h du matin, pause petit dej. Tous les mexicains se pressent pour commander cuisses de poulet, boulettes sauce tomate et autres choses assez bizarres pour un petit dej, mais bon, rien d’étonnant. Plus que quelques heures et on arrive enfin à destination !

A peine le pied posé en dehors du bus, je sens que je vais bien me sentir dans cette petite ville au bord de la lagune. Il fait beau, il fait chaud, il y a de l’eau tout à côté, bref combinaison de rêve. La lagune se décline en un splendide camaïeu de bleu. Mon auberge est trop bien avec vue sur la lagune. Je suis vraiment de retour au paradis et ça fait du bien !

Je n’ai juste pas énormément de chance avec le temps. Il fait fort nuageux et venteux mais c’est bien parce qu’il faut trouver un point négatif…

Bacalar, c’était exactement ce dont j’avais besoin. Du calme, du bleu, du sun et du chill. Je n’ai pas fait grand chose, j’ai traîné à la plage, profité des petites rues de la ville, fait du yoga. La seule vraie activité ça a été un tour en bateau au coucher du soleil. Et c’était magnifique.

Je me sens beaucoup mieux, tant physiquement (bye bye la grande maladie de San Cristobal) que mentalement (mon amoureux me manque toujours énormément et il me manquera jusqu’à la fin de mon voyage mais je me dois de relativiser et de profiter à fond de ces paysages magnifiques et je pense que Bacalar m’a rendu en paix avec cette idée).

Il me reste que quelques heures pour profiter de ce paradis. Je quitte le Mexique cet après-midi pour le Belize. D’un paradis à un autre on va dire !

Hostel : yak lake house

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