Après avoir passé deux nuits à Santa Marta et une journée à Minca, il est temps pour nous de nous lancer dans le trek de la cité perdue.
Le trek de la Ciudad perdida, c’est avant tout énormément de sueur, 70km de marche dans les montagnes de la jungle et surtout des rencontres. Nous sommes un petit groupe 9 (+2) et les deux (+1) guides. Suer ensemble, ça crée des liens ! #ahouaiscasentbonladescente
C’est parti pour initialement 5 jours de trek dans la jungle. Avant de nous lancer, on a lu une quantité folle d’articles/commentaires sur des blogs et des groupes Facebook disant que c’était vraiment très très dur physiquement, du coup, on stresse un peu et on s’attend au pire.
Arrivées à l’agence, d’où on prendra le départ à bord de jeeps jusqu’au village d’El mamey, tout le monde se jauge un peu, on regarde tous la taille du sac des autres, leurs chaussures, leurs vêtements pour le premier jour. On est séparé en deux groupes, et là, c’est parti pour deux heures de trajet.
À El mamey, on prend le lunch et le grand trek commence ! La premier partie, c’est essentiellement de la montée, pendant 4h, sous le soleil. Mais franchement ça va ! Je ne sais pas si c’est parce que c’est le premier jour et que du coup, tu te dis que tu dois tenir le coup, mais en tout cas, aucun problème majeur. Oui, il fait chaud et oui tu sues, ça c’est un peu l’état général du trek, mais physiquement pas de souci! On arrive au camp, on se pose, petite douche, dîner et hop, il est déjà l’heure d’aller se coucher, 19h30, haha. En vrai comme le réveil est à 5h, c’est pas si mal. Lors de cette première journée, on a eu l’occasion de rencontrer les autres personnes de notre groupe, et on sympathise avec nos voisins français, Cécile et Alex qui font le tour de la Colombie et de l’équateur à vélo. Ouais ouais, y a du level dans notre groupe!
On rencontre aussi Lise et Eline, deux belges néerlandophones. On forme vite un petit groupe tous ensemble et on rigole déjà bien.
Le premier réveil à 5h est quand même assez rude. Mais le pire, c’est sans doute de devoir remettre son soutif de sport trempé (de sueur si vous suivez) car dans la jungle, rien ne sèche, il y a 80% d’humidité, c’est charmant! Et comme on nous a bien dit de « pack light » parce qu’on trimbale nos affaires partout sur notre petit dos, bah oui, tu ne prends qu’une brassière de sport. Après cette charmante parenthèse et un petit dej qui tient au corps, c’est parti pour le deuxième jour. Miguel, notre guide, prend le lead et trace. On comprendra deux heures plus tard que c’était pour être les premiers chez les indigènes. Le deuxième jour est le jour le plus trash ou en tout cas le plus long. 4h le matin et 4h l’aprem, soit +- 20km de montée et de descente. Heureusement, au break de « midi » (car comme on est les premiers partout, on mange à 11h/11h30), on peut se baigner dans la rivière (et faire sécher nos affaires au soleil) et tout pareil pour le soir, on arrive les premiers au camp 3 et on peut descansar à la rivière et autour d’une petite cerveze (et d’un énorme plateau de pop corn et d’une partie de uno). Une fois de plus, après le repas on file au lit. Les journées sont bien remplies et le lever est toujours à l’aube.
Le troisième jour est à peine levé sur le camp que nous sommes déjà à l’assaut de la cité perdue. 1200 marches plus tard, on découvre ce lieu assez magique niché tout au dessus de la montagne. C’est superbe. On est les premiers, la vue est imprenable, les litres de sueur et les montées en valent vraiment le coup. Après avoir crapahuté dans les ruines, il est déjà temps de descendre et de regagner le camp. C’est à ce moment là que maelle et moi décidons de changer notre trek de 5 jours en 4, car comme on trace comme des fusées on n’a pas envie de devoir passer toute une journée toutes seules dans le camp 1.
La suite du troisième jour se résume à regagner le camp 2 et sa rivière. Ce soir la, on a un petit feu de camp et un indigène nous raconte son histoire. Ça a un côté un peu mystique et c’est vraiment chouette.
Et enfin, le quatrième jour est arrivé. On sait exactement ce qui nous attend puisqu’on refait le chemin a l’envers. On sait donc exactement quand on peut s’attendre à souffrir dans des immenses montées. Mais finalement, d’avoir projeté tout ça, on se surprend tous à trouver ça moins dur que prévu. On arrive au point de départ et le trek est déjà fini.
C’était une expérience incroyable ! Et elle l’était encore plus grâce aux personnes avec qui nous avons eu la chance de partager ce trek! Je me suis souvent dit pendant ces deux premiers mois de voyage que ça me fatiguait de toujours rencontrer des gens éphémères avec qui on ne partage qu’une journée ou qu’une soiree et avec qui on recommence inlassablement la même conversation. En restant dans la surface. Mais ici, partager 4 jours de sueur, de marche, de défi sportif, de remettre les mêmes affaires sales parce qu’on avait pas la place dans son sac, ça crée des liens. J’espère sincèrement qu’on se reverrait tous pour boire boire boire des bières, boire boire boire des bières !
Memories sample :
Miguel, Samy et la guide pas souriante. Cecile et Alex. Eline et Lise. Les danois. L’allemand. Le couple de colombiens. Tellement de bouffe, les montées, les « fruit = halfway » « vamos? » de Miguel pas motiv, Samuel qui trace sa race, la guide des flamandes pas souriante, Jessie et Inès, les françaises badantes et leur histoire d’araignée et de « elle est malade – pas la peine de le dire à tout le monde », Gustavo et ses holà de gros dragueurs, les blagues de maelle traduites du français qui marchent pas en espagnol, l’allemand qui se carapate tout seul à la cité perdue et qui après râle et qui dit tout le temps « it was more beautiful when there was no one », les danois qui se roulent des joints, les estimations d’âge des gens, le chien qui nous suit et qui bouffe les pierres, les pauses rivières, la sueur, tellement de sueur, les « on veut aussi profiter du paysage », les repas super tôt, les levers à 5h et les couchers a 20h, les gens badant des autres groupes avec leurs lampes de poche dans notre face, les « como estan » de Miguel, les défis sans internet, les cervesas fraîches d’après la douche, les douches froides, les nuits sous notre moustiquaire, le plus beau jour de notre vie parce qu’on a reçu une barre chocolatée, les vêtements qui sèchent pas, remettre ces mêmes vêtements mouillés le lendemain, les laver dans la rivière, les parties de uno, faire de selfies de sueur, les c’est nous les premiers à arriver, les popcorns, les Oreos, le premier petit dej, être tout seul à la cité perdue, « ah bah ça sent bon la descente », « c’est l’histoire de Miguel »
L’agence du trek : expotur que je recommande à 1000%.

















