Après mes quelques jours passés dans les îles, il est temps pour moi de me diriger vers le continent et l’intérieur des terres.
Le trajet en bus est assez folklorique, adieu les bus ADO du Mexique, full confort avec parfois le wifi à bord. Ici, on est dans le bus de type « chicken bus », c’est-à-dire, un vieux bus scolaire américain, sans clim. On est serré comme des sardines. Je dois être une des seules touristes du bazar. Les trajets sont très drôles, normalement, c’est un bus « express » qui ne doit s’arrêter que à Belmopan et puis à San Ignacio, sauf que la réalité est tout autre. Les gens se lèvent subitement et demande à être largué en plein milieu de nulle part. C’est marrant sauf que parfois, ils font ça tous les 100 m et que tu te demandes pourquoi ils ne sont pas descendus en même temps que le bonhomme d’avant. Mais bon, on apprend à juste accepter ça et à accepter le fait que finalement ça va prendre du temps.
Je m’arrête donc à San Ignacio. La ville est particulière. Moi qui voulais moins d’américains et plus de local, je suis servie ! Le village est niché dans la jungle, dans le creux d’une petite colline. C’est très typique et assez mignon. Mon auberge est pas mal. Pas d’une propreté irréprochable mais elle a le mérite d’avoir une cuisine dans laquelle on peut cuisiner. Ce qui n’est pas négligeable vu que même si les prix ont baissé depuis les îles, ça reste assez cher. Et heureusement, San Ignacio est un berceau de bonne bouffe, il y a à tous les coins de rues des petites échoppes de street food pour rien et c’est super bon !
Je n’ai pas fait beaucoup de choses à San Ignacio, si ce n’est me promener dans la ville, il y a un marché avec plein de fruits et légumes, c’est assez cool. Je suis également allée visiter les ruines qu’il y avait dans le coin, à la frontière avec le Guatemala, Xunantunich, trois dollars bélizien (1,5 euros) le trajet en collectivo et retour en stop avec mes deux compères de l’auberge. Xunantunich, c’est vraiment très sympa. Après, étant donné que j’ai déjà vu pas mal d’autres ruines, ce n’était pas pour moi les plus impressionnantes et le site n’est pas très très grand, mais évidemment, ça reste un bel endroit à visiter.
Voilà, c’est vrai que je n’ai pas fait grand-chose à San Ignacio, il y avait aussi la ATM cave à visiter, des souterrains dans lesquels il faut déambuler et nager et tomber finalement sur une grande grotte avec des artefacts mayas (dont un squelette apparemment), et pour avoir fait quelque chose d’un peu similaire à Semuc Champey, Guatemala, et avoir pas trop aimé, ça m’a rendu très claustrophobe, ici, je n’ai pas eu envie de dépenser 100 dollars US (ouais en plus c’était très cher) pour voir une grotte et un squelette maya. Il parait que c’est quand même très cool à faire, à chacun de voir.
Hostel : Bella’s backpackers (communs sympa mais sanitaires pas super clean, mais j’ai eu droit à un lit double dans le dortoir parce que j’avais réservé via booking. En vrai, j’aurais préféré un lit simple et une toilette propre ;-)).





